Souvenez-vous : dans le dernier article, je vous ai raconté d'où m'etait venue cette idée folle d'avoir inventé l'école de vouloir partir en Erasmus !
J'ai parlé de mon projet d'Erasmus dans ma fac. Bon, je ne vais pas vous mentir, je n'étais pas pressé car je misais sur un départ en septembre 2011. J'y suis allé cool ...
Alors, je commence par prendre contact avec le service des relations internationales de l'université.
Je fais une petite aparté pour vous expliquer : pour partir en Erasmus, il faut un accord entre la fac de départ et la fac qui vous accueille (c'est le fameux accord bilatéral). Ensuite, il y a d'autres papiers (je vous expliquerai plus tard), mais le préalable, c'est ça !
Bon, c'était donc assez mal barré ... Par chance, le doyen et son équipe étaient en train de réfléchir à la mise en place d'échanges internationaux (car il n'y en avait jamais eu !). Mais, il n'y avait pas de projets avec l'Allemagne. On a donc pris de note de ma demande, en m'incitant toutefois à commencer à prospecter moi-même.
Jusque là, je n'avais pas jamais trop réfléchi à la ville de destination :
En parallèle, j'ai rencontré, ici à Nancy, un peu par hasard, une étudiante Erasmus, originaire de Kiel. On a discuté autour d'un petit café (chez Paul pour ceux que ça intéresse). Et j'ai fini par me demander pourquoi je ne partirai pas à Kiel ? C'est une belle ville, pas trop grande, pas trop petite, assez loin de la France (on peut difficilement faire plus loin). En plus, l'université est assez réputée. Je me suis donc décidé d'essayer de partir à Kiel !
Et c'est là que, comment dire, que les emmerdes ont commencé parce que j'étais persuadé que tout allait être simple :
Mais si seulement, tout était aussi simple que cela. Allez, je vais vous raconter.
J'ai pris contact avec le service des RI de l'UHP (c'est le p'tit nom de mon université), qui me renvoie vers un enseignant de ma faculté, lui même me renvoyant vers le service des RI de l'université.
J'aime l'administration française et son dédale de méandres administratifs ! Finalement, en insistant un peu, j'ai eu confirmation qu'en gros, je devais me démerder débrouiller tout seul pour lancer la machine.
Je téléphone au service des RI de Kiel. La personne hyper-gentille m'écoute et m'explique dans un allemand très clair que je devrai lui envoyer un mail qu'elle transmettra à la composante en question, pour savoir si il accepterait ou non des étudiants étrangers. Très positive, elle m'encourage en me disant que c'était bien de commencer à chercher plus d'un an avant de partir. J'étais encore confiant à ce moment
Le verdict tombe : la faculté de chirurgie-dentaire de Kiel ne peut accepter d'étudiants supplémentaires durant les prochaines années. Le couperet est dure à avaler. Pour moi, c'est un coup dur. Si la réponse est négative ici, ça veut dire qu'elle pourrait l'être aussi ailleurs. Cela signe-t-il le glas de mon Erasmus ? Le projet est-il mort dans l’œuf ?
Le doyen de ma fac me redonne un peu d'espoir ! Je vais retenter ma chance ailleurs. Je reprends ma liste : la ville qui me tentait bien dès le début, mais sans savoir pourquoi, c'est Göttingen. Je tente le coup de manière un peu différente. Au lieu d'être frontal, et de téléphoner directement dans l'université allemande, je demande aux RI d'envoyer le mail. Allez, je croise les doigts ...